Archive

Articles taggués ‘recrutement’

Recrutement de français en Chine

30/04/2010 par Florian Legendre

Le recrutement de français par le biais de l’expatriation concerne toujours les grandes entreprises mais se fait de plus en plus rare pour les PME, la raison principale est lié à son coûts élevé. Une solution est donc de recruter des français en contrat local de droit chinois, il n’est cependant pas aisé de rentrer en contact avec ces candidats potentiels.

Une solution peu onéreuse est de poster des annonces sur des sites gratuits consacrés à la Chine ou au recrutement à l’étranger, on peut les décomposer en trois catégories:
•    Sites français officiels :
Pôle emploi international
Chambre de commerce française en Chine (gratuit uniquement pour les membres) :
•    Sites  généralistes sur la Chine :
Chine-informations.com
Bonjour Chine
•    Sites gratuits spécialisés sur le recrutement à l’étranger :
Expatriates
Expat-blog

Une autre possibilité est de passer par des réseaux sociaux tels que Viadeo et Linkedin, ensuite il suffit de s’ajouter à des groupes caractéristiques liés au recrutement en Chine, tel que « Asie / Chine Recrutement » et de poster votre annonce.

Une dernière solution moins onéreuse que passer par des sites de recrutement français est d’utiliser les sites de recrutement chinois qui ont désormais des interfaces en anglais et qui par conséquent attirent les chercheurs d’emplois étrangers ayant une bonne connaissance de la Chine :
51job
Zhaopin
China HR

Internet, Ressources Humaines

Les chinois étudiant à l’étranger

23/09/2009 par Yannick

Yannick est chef d’équipe chez BysoftChina et a suivi une partie de son parcours universitaire en Chine. Il évoque dans cet article l’erreur de jugement des entreprises sur les étudiants chinois ayant suivi une formation dans une université étrangère.

Les chinois font de plus en plus des études à l’étranger, plus particulièrement dans les pays occidentaux. Pour une entreprise étrangère en Chine, pouvoir en recruter peut sembler être un atout majeur. Cependant, un tel diplômé n’apporte pas en tant que tel de garantie de qualité à l’entreprise.

En effet, de façon croissante, les études en occident représentent une bouée de sauvetage pour des étudiants ayant obtenu un résultat médiocre au GaoKao-  le concours d’entrée aux universités chinoises. Les universités occidentales ont en effet souvent un processus de recrutement d’étudiant,  méconnaissant la situation chinoise. La France et l’Italie sont d’ailleurs particulièrement attractives pour les chinois, du fait du coût relativement bas des études dans ces deux pays : une année en université française a des frais de scolarité inférieurs à une année de faculté en Chine.

De nombreuses agences, et autres universités de bas niveau ont d’ailleurs monté des business très lucratifs dans la formation minimale et le passage des examens nécessaire à l’entrée en université occidentale. Dans la plupart des cas, l’entrée en université est garantie pour l’élève par l’agence.

Cela fait que la majorité des élèves tentant d’étudier en Europe ne représente pas l’élite mais plutôt le contraire. Cela ne les empêche pas d’obtenir leur diplôme : le bachotage étant culturel, réussir aux examens est moins difficile que l’on peut le penser pour un élève chinois. L’exemple récent de fraude (probablement pas unique en Europe) de l’université de Toulon incite également à la prudence. Il convient donc, lors du recrutement d’un tel profil, de chercher à comprendre quelles ont été les raisons réelles du séjour à l’étranger.

Dans certains cas, cependant, ce séjour est choisi par un étudiant compétent pour obtenir une expérience internationale intéressante, et non pas pour pallier à des lacunes. De nombreux élèves des meilleures universités chinoises font ainsi un séjour d’échange, ou choisissent de faire leur Master à l’étranger. Ces cas  sont donc l’exception plutôt que la règle, et auront un impact positif pour leurs futurs employeurs.

Ressources Humaines ,

La recherche de candidats qualifiés en Chine

03/09/2009 par Florian Legendre

La recherche de candidats qualifiés n’est pas chose aisée en Chine. BysoftChina, qui compte environ 50 collaborateurs sur son site de Canton, a depuis 2003 une politique de recrutement proactive. Voici donc quelques conseils qui peuvent se révéler utiles à toute entreprise.

Tout d’abord au vu de notre expérience, nous déconseillons de passer par des chasseurs de têtes. En dehors du prix prohibitif (généralement 3 mois de salaire du candidat accepté, dont environ 30% à payer immédiatement), le niveau de maturité des chasseurs de tête en Chine n’est pas équivalent à celui de leurs homologues occidentaux, et généralement ces sociétés souvent généralistes vont avoir des difficultés à cerner l’environnement technique ou le secteur d’activité de l’entreprise. Par conséquence, passer par un chasseur de tête sera plus adapté à la recherche d’un candidat pour un poste de haut management.

La façon la plus aisée pour recruter des candidats est de passer par des sites Web spécialisés. En Chine, 3 sites Web regroupent la majorité des offres :
-    www.51job.com: pour un montant annuel d’environ 6000 yuans, ce site permet aux entreprises de poster 30 positions et de télécharger 400 CV.
-    www.chinahr.com: pour un montant annuel d’environ 4000 yuans, ce site permet aux entreprises de poster 120 positions et de télécharger 400 CV. Il est à noter qu’une partie des parts de ChinaHR a été acquise par le leader mondial Monster.
-    www.zhaopin.com: Zhaopin est moins adapté aux besoins de BysoftChina, car cette société basée à Pékin est principalement constituée de candidats du nord de la Chine.

En dehors du nombre de CV disponibles, ces sites Web forcent les candidats à remplir des formulaires, ce qui facilite le travail de filtrage. Ce fait est d’autant plus vrai en Chine, où traditionnellement les candidats ont des CV peu clairs de 4 ou 5 pages (même pour des étudiants sans expériences professionnelles)

Un autre moyen de rentrer en contact avec des candidats potentiels est d’encourager le référencement par les employés de l’entreprise. C’est pour cela que chez BysoftChina  nous distribuons des primes de référencement lorsque le candidat introduit par un de nos collaborateurs passe sa période de probation.

Egalement afficher sur son site Web les offres de recrutement en cours nous permet de recevoir des candidatures spontanées que nous n’aurions pas pu obtenir autrement : http://www.bysoftchina.com/recrutement.php.

Ressources Humaines ,

VIE en Chine

27/08/2009 par Florian Legendre

BysoftChina recrute régulièrement des VIE sur son site de Canton. Ce statut particulier permet aux entreprises européennes d’accueillir de jeunes diplômés (de 18 à 28 ans) de bon niveau tout en stabilisant leurs ressources. De plus ce type de contrat permet des avantages substantiels aux entreprises accueillantes.

Le statut VIE n’est pas uniquement accessible aux  entreprises basées en Chine, mais à  toutes les entreprises basées à l’international. Néanmoins la rémunération fixe proposée en Chine est particulièrement attrayante pour les candidats (environ 2000 euros net de salaire exonéré de l’impôt sur le revenu et des charges sociales, mais incluant la sécurité sociale), c’est en partie pour cette raison que la Chine est la deuxième destination au monde la plus demandée (derrière les Etats-Unis). Par conséquent, les entreprises ont un choix très important de candidats lorsqu’ils proposent un tel type de position.

La durée du contrat est fixée par l’entreprise, mais ne peut pas excéder deux ans. Les restrictions pour l’employé font qu’il est très difficile de rompre un contrat de type VIE : il est nécessaire de prévenir l’entreprise 3 mois à l’avance tout en justifiant d’une proposition d’embauche. Ainsi ce contrat permet à l’entreprise de stabiliser ses ressources par rapport à un contrat local chinois qui ne nécessite qu’ une période de préavis de un mois.

L’entreprise ne verse en plus du salaire net du VIE que les frais liés à la protection sociale qui s’élèvent à moins de 400 euros par mois. Le choix d’engager un VIE constitue donc une alternative nettement moins onéreuse pour l’entreprise qu’une expatriation à salaire net identique. De plus les entreprises accueillantes de VIE peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt dont le plafond est de 40000 euros, ainsi que d’aides subventionnelles régionales qui offrent la prise en charge partielle du coût du VIE dans de nombreuses régions françaises.

Des informations complémentaires au statut VIE peuvent être trouvées sur les sites Internet suivant :
http://www.civiweb.com/
http://www.ubifrance.fr/formule-vie.html

Ressources Humaines , , , ,

Les jeunes diplômés chinois

21/03/2009 par Florian Legendre

La formation dispensée par la grande majorité des universités chinoises n’est toujours pas au niveau de celle de leurs homologues occidentaux.

Ceci est dû notamment au système éducatif dans son ensemble, qui favorise l’apprentissage du par cœur au détriment de la réflexion et du travail en équipe. Il en résulte que les étudiants ont une connaissance certes, mais qu’ils ne savent pas la mettre en pratique.

A cela s’ajoute le fait qu’ils n’ont, à la sortie de leurs écoles, eu quasiment aucun contact avec le monde de l’entreprise. En effet, leurs professeurs sont très souvent des universitaires, qui n’ont eux-mêmes jamais travaillés pour des sociétés privées. Les cours sont ainsi dispensés en inadéquation avec les réalités de l’entreprise. Plus grave encore, les stages sont aux grands abonnés absents de l’éducation chinoise. Il est à noter cependant que certaines universités (la plupart du type école d’ingénieurs) permettent à leurs étudiants de participer à un stage de quelques mois lors de la dernière année.

A cela s’ajoute, que ces étudiants ont acquis la certitude de faire partie d’une élite. Lors de nos portes ouvertes, il n’est pas rare de rencontrer des étudiants déphasés avec la réalité nous confiant, qu’ils n’accepteront qu’un poste d’encadrement.

Ainsi, en entrant dans la vie active, ces jeunes diplômés se retrouvent avec des compétences en décalage face à la demande des entreprises et avec une capacité d’adaptation très réduite, mais néanmoins avec de réelles revendications aussi bien au niveau du salaire que du type de poste.

La conséquence, pour des entreprises à haute valeur ajoutée comme la nôtre, est que nous dirigeons de plus en plus nos recrutements vers des ingénieurs confirmés. Cette politique a un coût, mais nous évite de nous engager dans des formations longues et sans garanties de résultat.

Ceci dit, nous faisons cette année encore le pari de la jeunesse en permettant à 3 jeunes venant d’universités technologiques diverses d’intégrer nos équipes, avec comme perspective un emploi à la clé dès l’obtention du diplôme.

Gestion de production, Ressources Humaines , , ,