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Archives pour la catégorie ‘Gestion de production’

Les chinois sont-ils travailleurs ?

27/03/2009 par Florian Legendre

Les journalistes français admirent (ou dénoncent) la grande capacité de travail des employés chinois. Qu’en est-il exactement ?

Il est important de comprendre que la Chine n’est ni le Japon, ni la Corée. Il n’y pas en tant que tel de « valeur travail » en Chine, en ce sens que le travail n’est pas valorisé pour son essence mais pour ce qu’il apporte : de l’argent et la reconnaissance sociale qui va de pair.

L’idée couramment répandue est que les chinois sont travailleurs, on pouvait notamment lire dans un article de l’Expansion : « En Chine, attendez vous à travailler encore plus qu’ici (cf. la France), les chinois eux travaillent tous les jours et ne répugnent pas à mener de front plusieurs activités professionnelles. » Passons sur le fait, que mener de front plusieurs activités professionnelles n’est pas le signe d’un pays travailleur, mais d’un pays en voie de développement- il faut ne pas perdre de vue que deux Chines coexistent toujours : la rurale et la moderne. Quant à travailler tous les jours, il suffit de se balader dans les rues des centres-villes bondées le week-end pour se rendre compte que toute exagération est abusive.

Il est vrai cependant, que beaucoup d’entreprises chinoises continuent à faire travailler leurs employés le samedi (la tendance étant tout de même à la baisse), et que les jours de congés sont très limités. Cela peut sembler choquant en France, mais c’est commun dans beaucoup de pays asiatiques. De plus, les lois sur les heures supplémentaires en Chine obligent les entreprises à compenser leurs employés soit en heures de repos, soit par des compensations financières (de l’ordre de 150% en semaine, 200% le weekend, et 300% les jours fériés.) Ainsi, si beaucoup de travailleurs chinois travaillent plus c’est avant tout pour gagner plus.

Il est donc impératif, pour l’entreprise, de suivre de près si les heures supplémentaires travaillées sont réellement efficaces. En effet, il n’est pas rare de voir un employé ralentir volontairement son rythme de travail, afin de pouvoir bénéficier de la compensation financière des heures supplémentaires. Ce fait a poussé de grandes groupes internationaux, installés en Chine, à faire signer à leurs employés un document stipulant qu’aucune heure supplémentaire ne serait effectuée dans l’entreprise.

Ainsi plus que le travail horaire il faut prendre en compte l’efficacité au travail, en d’autres termes la productivité. Chez Bysoft China nous refusons les heures supplémentaires structurelles, nous préférons au contraire responsabiliser nos collaborateurs afin que les heures supplémentaires ne soient effectuées que lorsque la criticité du projet l’exige.

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Les jeunes diplômés chinois

21/03/2009 par Florian Legendre

La formation dispensée par la grande majorité des universités chinoises n’est toujours pas au niveau de celle de leurs homologues occidentaux.

Ceci est dû notamment au système éducatif dans son ensemble, qui favorise l’apprentissage du par cœur au détriment de la réflexion et du travail en équipe. Il en résulte que les étudiants ont une connaissance certes, mais qu’ils ne savent pas la mettre en pratique.

A cela s’ajoute le fait qu’ils n’ont, à la sortie de leurs écoles, eu quasiment aucun contact avec le monde de l’entreprise. En effet, leurs professeurs sont très souvent des universitaires, qui n’ont eux-mêmes jamais travaillés pour des sociétés privées. Les cours sont ainsi dispensés en inadéquation avec les réalités de l’entreprise. Plus grave encore, les stages sont aux grands abonnés absents de l’éducation chinoise. Il est à noter cependant que certaines universités (la plupart du type école d’ingénieurs) permettent à leurs étudiants de participer à un stage de quelques mois lors de la dernière année.

A cela s’ajoute, que ces étudiants ont acquis la certitude de faire partie d’une élite. Lors de nos portes ouvertes, il n’est pas rare de rencontrer des étudiants déphasés avec la réalité nous confiant, qu’ils n’accepteront qu’un poste d’encadrement.

Ainsi, en entrant dans la vie active, ces jeunes diplômés se retrouvent avec des compétences en décalage face à la demande des entreprises et avec une capacité d’adaptation très réduite, mais néanmoins avec de réelles revendications aussi bien au niveau du salaire que du type de poste.

La conséquence, pour des entreprises à haute valeur ajoutée comme la nôtre, est que nous dirigeons de plus en plus nos recrutements vers des ingénieurs confirmés. Cette politique a un coût, mais nous évite de nous engager dans des formations longues et sans garanties de résultat.

Ceci dit, nous faisons cette année encore le pari de la jeunesse en permettant à 3 jeunes venant d’universités technologiques diverses d’intégrer nos équipes, avec comme perspective un emploi à la clé dès l’obtention du diplôme.

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