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Archives pour 09/2009

Nouvelle réglementation sur l’utilisation d’Internet dans les entreprises

23/09/2009 par Florian Legendre

Le gouvernement local basé à Canton a récemment demandé aux entreprises de se conformer à la loi du PSB (Public Security Bureau) de Guangzhou qui permet de gérer et de superviser toute société qui utilise un réseau informatique d’information et/ou l’Internet et de donner une pénalité si elles sont en violation avec cette réglementation.

Cette réglementation impose en effet de définir pour chaque entreprise une équipe en charge des problématiques liées à la sécurité et à l’Internet, de fournir une topologie du réseau de la société, et de mettre en place un pare-feu payant agrée par le gouvernement chinois.

Il n’existe cependant pas de dispositions spécifiques indiquant que les entreprises doivent installer un logiciel en particulier. Ainsi, il semble que c’est davantage une question pratique et locale plutôt qu’une obligation du gouvernement. La manière de réagir dépend donc de l’entreprise, bien qu’évidemment le plus simple pour éviter tout conflit est d’adhérer à l’ordre énoncé par le gouvernement local, en prenant en compte que tout risque de l’entreprise sur son activité commerciale ou sur ses clients ne doit pas être écarté dans le processus de décision.

Ces mesures ont pour objectif de contrôler l’information qui circule dans les entreprises en limitant l’accès ou la circulation de données considérées comme illicites en Chine. Ainsi cette réglementation s’installe dans la continuité de la censure de l’information dont les deux exemples les plus récents ont été le bannissement de YouTube et de Facebook. Il est donc probable que cette réglementation soit prochainement étendue sur le reste du territoire chinois.

Des informations complémentaires sur cette nouvelle réglementation peuvent être trouvées sur le site Internet suivant :
www.gzjd.gov.cn/pub/index_jsp_catid_203_211_id_33815.html

Internet, Juridique

Les chinois étudiant à l’étranger

23/09/2009 par Yannick

Yannick est chef d’équipe chez BysoftChina et a suivi une partie de son parcours universitaire en Chine. Il évoque dans cet article l’erreur de jugement des entreprises sur les étudiants chinois ayant suivi une formation dans une université étrangère.

Les chinois font de plus en plus des études à l’étranger, plus particulièrement dans les pays occidentaux. Pour une entreprise étrangère en Chine, pouvoir en recruter peut sembler être un atout majeur. Cependant, un tel diplômé n’apporte pas en tant que tel de garantie de qualité à l’entreprise.

En effet, de façon croissante, les études en occident représentent une bouée de sauvetage pour des étudiants ayant obtenu un résultat médiocre au GaoKao-  le concours d’entrée aux universités chinoises. Les universités occidentales ont en effet souvent un processus de recrutement d’étudiant,  méconnaissant la situation chinoise. La France et l’Italie sont d’ailleurs particulièrement attractives pour les chinois, du fait du coût relativement bas des études dans ces deux pays : une année en université française a des frais de scolarité inférieurs à une année de faculté en Chine.

De nombreuses agences, et autres universités de bas niveau ont d’ailleurs monté des business très lucratifs dans la formation minimale et le passage des examens nécessaire à l’entrée en université occidentale. Dans la plupart des cas, l’entrée en université est garantie pour l’élève par l’agence.

Cela fait que la majorité des élèves tentant d’étudier en Europe ne représente pas l’élite mais plutôt le contraire. Cela ne les empêche pas d’obtenir leur diplôme : le bachotage étant culturel, réussir aux examens est moins difficile que l’on peut le penser pour un élève chinois. L’exemple récent de fraude (probablement pas unique en Europe) de l’université de Toulon incite également à la prudence. Il convient donc, lors du recrutement d’un tel profil, de chercher à comprendre quelles ont été les raisons réelles du séjour à l’étranger.

Dans certains cas, cependant, ce séjour est choisi par un étudiant compétent pour obtenir une expérience internationale intéressante, et non pas pour pallier à des lacunes. De nombreux élèves des meilleures universités chinoises font ainsi un séjour d’échange, ou choisissent de faire leur Master à l’étranger. Ces cas  sont donc l’exception plutôt que la règle, et auront un impact positif pour leurs futurs employeurs.

Ressources Humaines ,

La recherche de candidats qualifiés en Chine

03/09/2009 par Florian Legendre

La recherche de candidats qualifiés n’est pas chose aisée en Chine. BysoftChina, qui compte environ 50 collaborateurs sur son site de Canton, a depuis 2003 une politique de recrutement proactive. Voici donc quelques conseils qui peuvent se révéler utiles à toute entreprise.

Tout d’abord au vu de notre expérience, nous déconseillons de passer par des chasseurs de têtes. En dehors du prix prohibitif (généralement 3 mois de salaire du candidat accepté, dont environ 30% à payer immédiatement), le niveau de maturité des chasseurs de tête en Chine n’est pas équivalent à celui de leurs homologues occidentaux, et généralement ces sociétés souvent généralistes vont avoir des difficultés à cerner l’environnement technique ou le secteur d’activité de l’entreprise. Par conséquence, passer par un chasseur de tête sera plus adapté à la recherche d’un candidat pour un poste de haut management.

La façon la plus aisée pour recruter des candidats est de passer par des sites Web spécialisés. En Chine, 3 sites Web regroupent la majorité des offres :
-    www.51job.com: pour un montant annuel d’environ 6000 yuans, ce site permet aux entreprises de poster 30 positions et de télécharger 400 CV.
-    www.chinahr.com: pour un montant annuel d’environ 4000 yuans, ce site permet aux entreprises de poster 120 positions et de télécharger 400 CV. Il est à noter qu’une partie des parts de ChinaHR a été acquise par le leader mondial Monster.
-    www.zhaopin.com: Zhaopin est moins adapté aux besoins de BysoftChina, car cette société basée à Pékin est principalement constituée de candidats du nord de la Chine.

En dehors du nombre de CV disponibles, ces sites Web forcent les candidats à remplir des formulaires, ce qui facilite le travail de filtrage. Ce fait est d’autant plus vrai en Chine, où traditionnellement les candidats ont des CV peu clairs de 4 ou 5 pages (même pour des étudiants sans expériences professionnelles)

Un autre moyen de rentrer en contact avec des candidats potentiels est d’encourager le référencement par les employés de l’entreprise. C’est pour cela que chez BysoftChina  nous distribuons des primes de référencement lorsque le candidat introduit par un de nos collaborateurs passe sa période de probation.

Egalement afficher sur son site Web les offres de recrutement en cours nous permet de recevoir des candidatures spontanées que nous n’aurions pas pu obtenir autrement : http://www.bysoftchina.com/recrutement.php.

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