Les chinois sont-ils travailleurs ?
Les journalistes français admirent (ou dénoncent) la grande capacité de travail des employés chinois. Qu’en est-il exactement ?
Il est important de comprendre que la Chine n’est ni le Japon, ni la Corée. Il n’y pas en tant que tel de « valeur travail » en Chine, en ce sens que le travail n’est pas valorisé pour son essence mais pour ce qu’il apporte : de l’argent et la reconnaissance sociale qui va de pair.
L’idée couramment répandue est que les chinois sont travailleurs, on pouvait notamment lire dans un article de l’Expansion : « En Chine, attendez vous à travailler encore plus qu’ici (cf. la France), les chinois eux travaillent tous les jours et ne répugnent pas à mener de front plusieurs activités professionnelles. » Passons sur le fait, que mener de front plusieurs activités professionnelles n’est pas le signe d’un pays travailleur, mais d’un pays en voie de développement- il faut ne pas perdre de vue que deux Chines coexistent toujours : la rurale et la moderne. Quant à travailler tous les jours, il suffit de se balader dans les rues des centres-villes bondées le week-end pour se rendre compte que toute exagération est abusive.
Il est vrai cependant, que beaucoup d’entreprises chinoises continuent à faire travailler leurs employés le samedi (la tendance étant tout de même à la baisse), et que les jours de congés sont très limités. Cela peut sembler choquant en France, mais c’est commun dans beaucoup de pays asiatiques. De plus, les lois sur les heures supplémentaires en Chine obligent les entreprises à compenser leurs employés soit en heures de repos, soit par des compensations financières (de l’ordre de 150% en semaine, 200% le weekend, et 300% les jours fériés.) Ainsi, si beaucoup de travailleurs chinois travaillent plus c’est avant tout pour gagner plus.
Il est donc impératif, pour l’entreprise, de suivre de près si les heures supplémentaires travaillées sont réellement efficaces. En effet, il n’est pas rare de voir un employé ralentir volontairement son rythme de travail, afin de pouvoir bénéficier de la compensation financière des heures supplémentaires. Ce fait a poussé de grandes groupes internationaux, installés en Chine, à faire signer à leurs employés un document stipulant qu’aucune heure supplémentaire ne serait effectuée dans l’entreprise.
Ainsi plus que le travail horaire il faut prendre en compte l’efficacité au travail, en d’autres termes la productivité. Chez Bysoft China nous refusons les heures supplémentaires structurelles, nous préférons au contraire responsabiliser nos collaborateurs afin que les heures supplémentaires ne soient effectuées que lorsque la criticité du projet l’exige.








